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Le parc de la gaspésie
Le parc de la Gaspésie occupe une superficie de 802 kilomètres carrés au coeur de la péninsule gaspésienne. Il commence approximativement au Mont Logan, à la hauteur de Matane, et se termine au Mont Jacques-Cartier, à la hauteur du village de Mont Saint-Pierre. Il est situé à l'intérieur des terres, à environ 40 kilomètres du golfe.
Le parc est traversé par deux massifs de montagnes qui terminent la chaîne des Appalaches : les Chic-Chocs et les McGerrigle. Les Chic-Chocs sont des montagnes d'altitudes assez modestes mais qui forment comme un " mur " parallèle au fleuve et d'une hauteur de 700 mètres. C'est d'ailleurs de là qu'elles tirent leur nom, Chic-Chocs signifiant " paroi infranchissable " en langue Micmac. La partie des Chic-Chocs située à l'intérieur du parc commence au Mont Logan (1121 m) et se termine au célèbre Mont Albert (1136 m). Les autres sommets atteignent presque 1000 mètres d'altitude. Les McGerrigle offrent un grandiose paysage de montagnes. Leur point culminant est le Mont Jacques-Cartier (1270 m), le plus haut sommet du Québec qui peut être atteint aisément, sans organiser une expédition dans le grand nord.
Le lac aux Américains, vu du Mont Joseph-Fortin, accessible en courte randonnée. Le sentier de longue randonnée passe de l'autre coté du lac, sur le Mont Xalibu qui forme le "mur" de l'autre coté.
Photo : grande - moyenne
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Le sommet de ces montagnes est le royaume de la prairie alpine ; de grandes étendues d'herbes avec quelques arbres. Ce paysage est unique dans l'Est de l'Amérique (à ma connaissance). Dans les Appalaches américaines, plus jeunes et plus abruptes, la transition entre les zones de végétation est trop brusque pour que ce type de prairie s'installe.
Ça et là, on s'approche de la falaise et les vues sur la vallée sont magnifiques. Par beau temps on voit la côte nord et une « mer de montagnes » tout autour. Par mauvais temps, le paysage est rendu fantomatique par le brouillard. Tout simplement génial.
Quelques sommets (Logan, Xalibu, Comte, Jacques-Cartier) sont assez élevés pour que l'on y trouve la toundra artique-alpine. Mais comme ces montagnes sont vieilles et bien érodées, elles forment de grands plateaux occupés par la toundra. On y trouve des étendues de toundra plus importantes qu'au Mont Washington. Avis donc aux intéressés.
Le mont Albert est aussi occupé par de la toundra, mais pour une raison bien spéciale. Sa roche de couleur orange, la serpentine, est un " poison " pour la végétation. Il n'y pousse à peu près rien. Mais le paysage est indescriptible. Il est montré ici tel qu'il apparaît du Mont Richardson, une très belle courte randonnée dans le parc de la Gaspésie..
Le Mont Albert, tel qu'il apparaît du Mont Richardson. Les deux monts sont accessibles en courte randonnée, mais seul le Mont Albert fait parti de la traversée. Le courte randonnée du Mont Richardson est toutefois un incontournable. Gardez-vous une journée pour la faire.
Photo : grande - moyenne
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On trouve du caribou partout sur ces sommets. Dans les zones plus touristiques, ils demeurent loin des sentiers et il faut souvent des jumelles pour les observer. Mais dans les zones plus sauvages, vous aurez sûrement l'occasion d'en voir de près.
Le sentier de longue randonnée part du sommet du Mont Logan, traverse les sommets des Chic-Chocs, le Mont Albert, le Mont Xalibu et se termine après avoir traversé le sommet du Mont Jacques Cartier, 100 km plus loin. Tout au long du sentier, on trouve des refuges où l'on peut coucher. Les refuges sont des chalets contenant huit lits avec matelas et un poêle. Il faut amener sa bouffe, son sac de couchage, et un petit réchaud pour ne pas être fusillé par les autres marcheurs lorsque la température est de 30 C et que l'on prétend allumer le poêle à bois pour faire cuire sa bouffe. Il faut réserver ces refuges à l'avance et il est interdit de camper le long du sentier.
Même si notre voyage s'est fait sous une chaleur torride en 1995, le climat gaspésien est réputé pour être plutôt rude. On peut trouver de la neige sur les sentiers jusqu'à la fin juin et les nuits peuvent être très fraîches. Il faut donc prévoir des vêtements chauds.
L'intérieur d'un refuge (le Tétras). Le refuge classique a deux chambres avec 4 lits, un poêle, une réserve de bois, des crochets judicieusement placés pour les chemises mouillées les jours de pluie (randonnée de 1994), huit chaises et une table. Les toilettes sont à l'extérieur, et l'eau est courante, juste au pied de la gallerie.
Photo : grande - moyenne
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Quelque part entre le Mont Jacques-Cartier et le Mont Comte, à un peu plus de 1000 m. d'altitude, le 27 juin 1994. Il devait y avoir au moins 1 m de neige par endroit. Alors apportez une petite laine...
Photo : grande - moyenne
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Index de la traversée | premier jour
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