Retour en France

Le Col de Balme, notre destination.
Mais il faut d'abord descendre

Nous partons pour la France.

Le sentier part d'abord à travers bois, le long d'une " bisses ", un canal qui amène l'eau d'un glacier ou d'une source vers une zone habitée ou un champ. Les bisses ne se rencontrent que dans le Valais et ont été creusés à la main dans le roc de la montagne. C'est presque incroyable.

Le sentier descend ensuite dans la vallée de Trient pour remonter ensuite vers le Col de Balme, la frontière entre la Suisse et La France. Il fait beau pendant la montée, et nous arrivons près du col le coeur plein de l'espoir de voir devant la vallée de Chamonix dans toute sa gloire. Juste comme nous arrivons sur le Col, un gros brouillard arrive de la France et nous voile toute vue. Nous déjeunons dans ce cocon ouaté et nous passons en France, découvrant le sentier mètre par mètre.

Plus nous descendons, plus le brouillard se lève et nous permet de voir le ciel. Il va pleuvoir. Fort. Très fort. Nous avons juste le temps d'arriver à Argentière avant que le déluge ne commence. Nous prenons un joli petit hôtel sur la rue principale et nous séchons nos bottes.

Le samedi, il pleut des cordes. Nous décidons de rester dans la chambre et de nous reposer. La journée se passe à lire et à combattre le froid, le chauffage ne fonctionnant que par intervalles capricieux. La météo annonce un ciel variable avec quelques averses le lendemain. Du beau temps quoi. Alors nous descendons à la réception pour leur dire que nous partons demain.

" Vous ne restez pas pour la fête des glaciers ? ", nous dit l'hôtelière. " Nous voulons profiter du beau temps ", que nous lui répondons. Elle insiste. C'est la fête du village, ils vont danser, boire et manger. Et puis il ne fera pas si beau demain. C'est lundi qu'il va faire beau. Il va même faire " grand beau "! D'accord, on reste.

Au réveil, nous avons le sentiment de faire une erreur. De gros nuages blancs laissent à l'occasion de la place au soleil et au ciel bleu. Il arrive même que le chaud soleil sorte pour quelques heures. Et nous ne sommes pas en montagne.. Qu'avons nous fait! Mais nous profitons quand même de la fête, surtout lorsque, le soir venu, arrive le temps de manger et de boire. Le rouge coule à flot, et un on fait de la tartiflette (je suis loin d'être certain de l'orthographe) dans un gros chaudron. Je vais voir comment ils font. Le chef m'explique tout et me donne quelques conseils. Dommage que Sylvie n'aiment pas ça.

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