Premier clin d'oeil

Le lundi, le temps est gris. Mais ils annoncent alternance de soleil et de nuages et le sentier ne va pas vraiment en haute montagne, le Col de Voza avec ses 1653 m. est le point culminant de la journée. Alors vivement dans nos bottes et en route pendant que nous sommes encore capables. J'ai du prendre au moins 2 kg à force de manger de la raclette, des steaks, des frites, des fromages de toutes sortes, du pain et j'en passe. Quelle misère agréable ! Nous prenons notre petit déjeuner : du pain frais, du beurre, des confitures et un excellent café. Nous payons notre compte et en route.

L'aiguille du Bionnassay

À peine avons-nous fait quelques pas que la pluie commence. Nous nous regardons, découragés, puis nous décidons de continuer. Nous sautons dans nos imperméables et en route. Deux sentiers s'offrent à nous : le Col de Voza avec ses 1653 m et le Col du Tricot avec ses 2120 m. Vu le temps, nous choisissons le Col du Voza. C'est plus prudent.

À l'approche du Col, Sylvie se découvre une belle grosse ampoule. Pendant qu'elle prend les mesures nécessaires, le temps se dégage. Mon regard est attiré vers un immense nuage blanc qui part de l'horizon et monte très haut dans le ciel. Après un instant je comprends : ce n'est pas un nuage, c'est le Mont Blanc. Je prends une photo et je dis à Sylvie de regarder, mais il est trop tard, le temps se couvre. Au moins aurons-nous eu une lueur d'espoir.

La randonnée se continue toute la journée dans une bruine triste. Nous arrivons aux Contamines-Montjoie vers 15 heures. C'est un gros village avec plusieurs hôtels. L'hiver, c'est un centre de ski. L'été, il est plus tranquille. Trop peut-être, tous les gîtes d'étapes sont fermés. Nous prenons une chambre dans gros hôtel désert. Sylvie soigne ses blessures, on fait quelques achats, et on tire des plans pour le lendemain. La météo est pessimiste : pluie. Et les hauts cols approchent. Pour couronner le tout nos cartes de guichet automatique de la Caisse Populaire Desjardins nous font des misères.

Nous sommes un peu tristes, comme le temps. Nous avons vraiment besoin d'une journée de soleil.

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