Le tour du Mont-Blanc
fiche technique

Marcher dans les Alpes peut sembler une activité réservée aux randonneurs aguerris. Il n'en est rien. Les étapes sont relativement courtes. Les pentes, bien que longues, montent en lacet. Elles exigent un effort soutenu, mais raisonnable. En fait, une journée dans les Alpes est beaucoup plus facile qu'une journée dans les Montagnes Blanches Américaines.

Bien sur, une expérience minimale de la randonnée pédestre est requise. Il faut savoir monter, puisque les montées durent trois à quatre heures et qu'il serait facile de s'épuiser si on " part en fou ". Il faut aussi savoir descendre car les descentes aussi durent longtemps et les marcheurs chevronnés savent qu'il est plus fatigant de descendre une pente que de la monter. Puis il faut savoir doser son énergie car il faut marcher jour après jour. Mais la nature du terrain, la fréquence des hébergements et la qualité du sentier font en sorte que cette randonnée est accessible aux randonneurs peu expérimentés.

Le sentier passe dans trois pays : la France, l'Italie et la Suisse. Le français est la langue parlée en France et dans cette région de la Suisse. Dans ce coin de l'Italie, plusieurs personnes parlent le français. Il n'est donc pas nécessaire d'apprendre l'italien, bien que cela puisse vous procurer quelques joies supplémentaires.

Le sentier est décrit de manière très précise dans un guide de Fédération française de la randonnée pédestre nommé le Tour du Mont-Blanc (ISBN : 2-85-699-612-4). Au Québec, on le trouve entre autre à La Cordée. Nous avons vu d'autres guides, mais celui que nous citons est de loin le meilleur. Il donne les temps de marche, les dénivelés, les hébergements et il montre le sentier sur des extraits de cartes topographiques couleurs. Une carte topographique du secteur peut être un bon supplément pour identifier les montagnes que l'on rencontre.

Les hébergements sont fréquents. Nous avons souvent rencontré des marcheurs qui ne faisaient qu'une étape alors que nous en faisions deux. Ils marchaient huit ou neuf heures et ne devaient pas prendre beaucoup de temps pour admirer le paysage. Libre à vous de faire une randonnée touristique ou sportive. C'est votre tour du Mont-Blanc. Le nôtre fut plutôt touristique.

Il y a deux types d'hébergements. Les hôtels de village offrent une chambre privée avec salle de bain à l'étage. Les refuges de montagne offrent des dortoirs de 6 à 60 personnes. Vous n'avez pas toujours le choix, à moins que vous ne soyez prêts à faire deux étapes en une. Le petit déjeuner est inclus. Si vous prenez le repas du soir, il faut le dire lors de la réservation. Demandez " demi-pension ". Si vous improvisez, vous risquez de ne pas manger. Certains refuges ont des " salles hors-sac " où vous pouvez faire votre cuisine. Mais il faudra traîner votre nourriture toute la journée sur votre dos.

Il est utile de réserver. Nous le faisions la veille ou l'avant veille quand nous devions coucher dans un refuge n'ayant pas le téléphone. Nous avons toujours eu une chambre, mais nous n'étions pas en haute saison. La haute saison est en août dans ces montagnes.

Les refuges de montagnes exigent normalement que vous payiez en espèce. Les hôtels de village acceptent en général les cartes de crédits. Nos cartes de guichet automatique canadienne fonctionnent sans trop de problèmes pour obtenir de l'argent liquide, mais on ne peu utiliser cette carte pour payer les achats dans les magasins, les restaurants ou les hôtels.

Entrée du refuge Elisabata Soldini.
Les points blancs, c'est de la neige.

Nous avons vu un panneau météo qui disait qu'en 1996 le Mont Blanc, n'avait eu qu'une cinquantaine de jours sans pluie. Il vous faut un imperméable. Apportez un short, il peut faire chaud, mais n'oubliez surtout pas votre chandail de laine polaire. Amenez-en plutôt deux qu'un seul.

Limitez le poids du sac. Les refuges de montagnes fournissent des couvertures et des oreillers. Il suffit d'un drap auberge, un drap replié et cousu sur la longueur dans lequel vous vous glissez pour dormir. Apportez une taie d'oreiller et le tour est joué. Nous avons dormi bien au chaud même dans le refuge le plus froid. Amenez des vêtements qui sèchent vite, vous pourrez les laver et les faire sécher pendant la nuit.

Voici ce que nous avions dans nos sacs (environ 8 kg) :
  • 2 gilets de laine polaire mince
  • 2 chemises en tissus synthétiques
  • 2 pantalons en tissus synthétiques<
  • 2 sous-vêtements
  • 1 pantalon et un manteau imperméable.
  • 1 tuque et des gants légers
  • 3 paires de bas
  • 1 paire de souliers légers
  • 1 bouteille de 1 litre
  • 1 drap auberge
  • 1 trousse de secours
  • 1 foulard
  • 1 sac de toilette

 

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